Comment réagir face à un mauvais bulletin ?

Les vacances approchent, le trimestre est terminé, et vous recevez dans votre boîte aux lettres le fameux bulletin de notes. Et là… c’est le drame, en maths, en physique ou en histoire-géo ? Comment réagir ? Que dire à votre enfant ? Faut-il se fâcher ? punir ? laisser couler ? Je vous donne quelques pistes pour mieux comprendre ce bulletin.

Les notes ne disent pas les efforts

En primaire, vous étiez habitués aux bulletins par compétences. Les notes, quand il y en avait, étaient données pour « habituer au collège ». Dans le secondaire, l’utilisation des notes est en effet la norme. Cependant, dès qu’on se penche un peu sur le sujet, on est en droit de se demander :

  • à partir de combien la note est-elle bonne ou mauvaise?
  • que faire de la moyenne de classe ?
  • les notes sont-elles si justes ?
  • si les notes sont basses, n’est-ce pas parce que le professeur est plus exigent ?

Il faut se méfier des moyennes ! Je vous conseille de reprendre avec votre enfant le relevé de notes, qui sera bien plus éclairant, et d’identifier avec lui le type d’exercices sur lesquels il a rencontré plus de difficultés.

Quand il s’agit des années charnières, où les notes indiquent la probabilité de réussite aux examens finaux (brevet, orientation post-bac, bac…), il est important de dédramatiser sans se mentir. Il est tenace le mythe de l’élève qui a de mauvaises moyennes dans l’année et un miraculeux 14 le jour du bac ! D’abord, la mauvaise note est à prendre comme un avertissement, parfois de travail, parfois de méthode. Mais la mauvaise note est aussi l’occasion de réfléchir aux stratégies que votre enfant avait mises en place. Alors, plutôt que de demander « pourquoi as-tu cette note? », demandons plutôt « es-tu surpris de cette note ? comment t’étais-tu organisée.e et que faut-il changer d’après toi ? »

Les commentaires sont les meilleurs indicateurs de réussite

La plupart du temps, les professeurs mettent un commentaire assez peu développé pour vous aider à lire la note. Ce qu’il faut savoir, c’est que les professeurs ont toujours à peu près les mêmes mots pour parler des résultats de votre enfant. A nous parents de « déchiffrer » ! Voici quelques exemples de traduction !

  • Des résultats honorables = votre enfant a fait des efforts qui ont été remarqués.
  • Peut mieux faire = votre enfant n’a pas mis en oeuvre tous les conseils qui ont été donnés.
  • Un bon trimestre = dans l’ensemble, votre enfant a bien écouté en classe, fait les devoirs et fait des efforts. Ses résultats sont à la hauteur des attentes.
  • Des efforts mais … = votre enfant a connu des hauts et des bas. Il est très important de comprendre ce qui a rendu la tâche difficile.
  • Des bavardages = trop souvent, le professeur a remarqué un manque d’attention de votre enfant. Non, on n’inscrit pas « des bavardages » pour une journée ou une heure de cours où l’enfant a parlé. Quand il est fait mention des bavardages sur le bulletin, c’est que l’attitude de votre enfant l’a empêché de bien travailler (voire a dérangé les autres !)
  • Des lacunes … = votre enfant a besoin de revoir certaines bases. Ne restez pas avec ce maigre diagnostic ! De quelles lacunes s’agit-il et comment aider votre enfant ? Un rendez-vous avec l’enseignant s’impose.

La présence de quelques mots doit vous alarmer : manque d’assurance, décrochage, chute des résultats, problème d’attitude. Dans tous les cas, quand le commentaire ne vous semble pas éclairant, un petit mail à l’enseignant pour lui demander plus de détails pourra aider à mieux faire au prochain trimestre.

Le rôle du parent d’élève n’est pas de savoir faire à la place de son enfant.

On se fixe des objectifs !

Si on ne peut pas s’empêcher de marquer sa contrariété en tant que parent, il est important de rappeler à notre enfant qu’on est là pour lui. Bien sûr, les parents ne peuvent pas toujours aider sur le contenu : mais il y a d’autres moyens d’aider son enfant !

On peut aider son enfant en améliorant ses conditions de travail : au prochain trimestre, on se fixe des objectifs concrets. Par exemple, si votre enfant n’est pas parvenu à travailler assez, on peut discuter d’un nouvel emploi du temps, de travailler à la médiathèque, au salon mais sans la télévision…

On peut aider son enfant en améliorant ses méthodes de travail : il n’y a pas de méthodes miracles, mais il y a des choses à tenter. Par exemple, on peut se proposer de l’aider à réviser. Attention, réciter ne sert à rien quand il ne s’agit pas d’une poésie à apprendre ! Pensez bien à poser des questions à votre enfant.

On peut aider son enfant en lui donnant confiance en lui : c’est important pour lui de savoir que vous croyez en lui, que vous lui faites confiance. Cela ne signifie pas « laisser faire » : si le bulletin n’est pas bon, exiger de meilleures notes ne servira à rien ! Si le bulletin n’est pas bon, c’est que le chemin pris n’est pas celui à suivre ! Si des « difficultés » sont mentionnées, considérons plutôt qu’il y a un challenge à relever. N’enfermons pas les enfants dans des cases.

Vous avez aussi la possibilité de demander une aide extérieure. N’hésitez pas à me contacter si vous cherchez des solutions pour aider votre enfant à travailler mieux.

Publié par madeleineetcupoftea/alg

Des idées et des mots à partager !

5 commentaires sur « Comment réagir face à un mauvais bulletin ? »

  1. Tres bien cet article de saison! C’est vrai qu’il ne faut pas s’arrêter aux résultats mais pourquoi il y a ces notes. D’autant que le premier relevé de l’année permet d’identifier ou il fait fournir un effort supplémentaire pour s’améliorer et surtout ou il faut changer de méthode, car il est encore temps de rectifier le tir pour finir l’année en beauté!

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    1. Exactement ! Le souci c’est quand les notes sont perçues comme des punitions et pas des indicateurs de réussite… Tout est une question de regard porté sur le chiffre. Surtout que tu as raison, ce n’est pas définitif !

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  2. Une bonne idée serait peut-etre aussi de ne pas attendre le bulletin de notes pour s interesser au travail de l enfant. Reprendre pas à pas avec lui un travail où il n a pas les résultats attendus peut éviter bien des désillusions.

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    1. C’est certain. Les parents ont désormais accès aux résultats au fur et à mesure, parfois même avant l’ado lui-même. Mais il y a ce refus de « fliquage » et le besoin d’indépendance de l’ado (surtout au lycée !) qui renforcent l’importance du bilan à l’occasion du bulletin de fin de trimestre ou de mi-trimestre. Les règles du jeu évoluent à mesure de la scolarité, et plus les enfants grandissent, moins les parents se sentent légitimes dans leur accompagnement, « dépassés » par le niveau exigé dans la discipline. C’est là qu’il faut repenser la nature de son accompagnement ! 😉

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