Les 6 besoins essentiels de mon enfant pour faire ses devoirs

Voici une recette. Comme toutes les recettes, elle s’ajuste aux goûts et à la personnalité de chacun. Cependant, quand il s’agit de faire faire les devoirs, et que l’élève a le devoir de bien les faire, il n’est pas inutile de se rappeler les bonnes astuces pour aider votre enfant/ado à apprendre à apprendre. Parce que même si on improvise l’accompagnement des devoirs, comme en cuisine, il reste toujours des ingrédients de base à ne pas oublier !

Ingrédient 1 : de la confiance en soi

L’image que votre enfant se fait de lui-même est déterminante dans son apprentissage. Sans confiance en soi, on se projette dans l’échec plutôt que dans la réussite, et on reste bloqué dans ses difficultés. Pour développer la confiance en soi de votre enfant, privilégiez (et ce à n’importe quel âge) le jeu. Le jeu (de plateau, de rôle, le sport…) permettent à l’enfant de se dépasser et de mesurer à quel point les efforts payent : parfois cela vient tard, mais cela paye toujours ! Jouer avec vous permet à votre enfant de se sentir estimé (« si tu joues avec moi c’est que tu penses que je peux gagner »), de vous observer dans l’effort et la difficulté, de comprendre qu’on n’abandonne pas quand on n’est pas le premier, etc. Pour développer sa confiance en soi, il y a aussi les mots qui font du bien : rappeler à son enfant qu’on lui fait confiance est déjà très important (et s’il vous répond que lui n’a pas confiance en lui, alors la conversation sera entamée!)

Ingrédient 2 : du confort

Je veux vous parler de confort physique comme de confort psychologique. Votre enfant a besoin de se sentir bien dans son corps et dans son coeur pour bien travailler. Il a besoin d’un espace de travail rangé, harmonieux, dans lequel il ne se sent ni oppressé ni perdu, dans lequel il se repère et se sent bien. Votre enfant a aussi besoin de sentir qu’on l’aime, qu’on n’est pas fâché, qu’il a le droit à l’erreur, qu’on ne veut pas le « piéger », et qu’il est encouragé : apprendre n’est pas une punition. Pour cela, le temps avant le goûter est très important ! C’est un peu comme avant de monter sur scène : les acteurs doivent se chauffer… Peut-être qu’un jeu de rôle, ou une bonne discussion, pour se mettre dans de bonnes conditions sont nécessaires à la mise au travail…Chez moi, on invente un scénario quand la motivation n’est pas là : il est le président de la République et a plein de dossiers à traiter, il est un chercheur et il a des formules à trouver…

Ingrédient 3 : du temps et de la patience

Rome ne s’est pas fait en un jour… Votre enfant a besoin qu’on lui laisse le temps de se tromper, puis de comprendre ses erreurs. Il a besoin d’apprendre à ne pas renoncer, à chercher en lui et autour de lui les ressources qui lui manquent. Il a besoin d’un bon modèle : un modèle de patience. Souvent, à l’ère du tout tout de suite, les enfants ne supportent pas de ne pas obtenir de résultat de façon immédiate. Voilà pourquoi ce peut être utile de faire visualiser les étapes de l’apprentissage : ce n’est pas une ligne droite.

Je vous conseille la « technique des petits pas », et surtout de l’expliquer à votre enfant : l’image peut être adaptée à chacun. Par exemple, pour les fans de Lego, on peut évoquer les étapes dans la construction d’un château, pour les amateurs de charcuteries, rappeler qu’on ne peut pas avaler d’un coup le saucisson mais qu’il faut le couper en plusieurs tranches pour le finir (personnellement je choisis l’image de la tablette de chocolat que je dévore morceau par morceau !). Bref, vous l’avez compris : fractionnons l’effort, et comme on savoure chaque carré de chocolat, savourons chaque petite victoire !

Ingrédient 4 : de la bienveillance

La bienveillance est dans l’attitude que l’on a vis-vis de soi et des autres, la bienveillance est dans l’intention que l’on a dans chacun de nos gestes et chacun de nos mots, la bienveillance est dans la douceur que l’on déploie. La douceur, c’est la non-violence. Je ne peux que vous conseiller de vous intéresser à la communication non violente : vous découvrirez que souvent, quand on croit bien faire et bien dire, on sape la relation que l’on essaie de construire avec son enfant. La bienveillance, c’est aussi les encouragements, les compliments, les câlins ! Encourager, c’est dire haut et fort qu’on croit en l’autre, qu’on lui fait confiance, et s’interdire les reproches (toutes ces formules en « oui…mais…, c’est bien…mais… »). On ne dit que ce qui est gentil, utile, et valorisant !

Ingrédient 5 : des bons outils

C’est un peu comme si vous vouliez fabriquer un meuble sans outils, cuisiner sans ingrédients, etc. Les outils doivent toujours être à disposition, et votre enfant a besoin de savoir où les trouver.

Les outils sont variés : les connaissances (ce qu’il sait déjà – qu’il s’agisse des informations dans la consigne ou de ses savoirs), le matériel (le bon cahier, le compas…), les supports pédagogiques (la fiche des verbes irréguliers en anglais, celle sur les multiplications…) et enfin les ressources mentales (tous ces petits conseils qu’il est toujours bon de répéter afin d’assurer un état d’esprit positif et flexible).

Pensez bien à rappeler à votre enfant qu’il a des ressources, et encouragez-le à se les rappeler à voix haute en posant la simple question : pour ce travail, de quoi as-tu besoin ?

Ingrédient 6 : de bonnes habitudes

Je ne dirai jamais assez l’importance de la routine. Non pas de la répétition, mais bien de la routine de travail. Il s’agit de prendre de bonnes habitudes, et pour cela, se fixer un challenge de 3 semaines minimum peut se révéler être une bonne stratégie. D’abord, parce qu’on peut compter les jours d’efforts sur un calendrier, ensuite parce qu’il faut bien 21 jours pour ancrer une bonne habitude dans le temps.

Il peut s’agir : de lire dix minutes chaque soir avant de dormir, de réviser son vocabulaire d’allemand tous les soirs pendant quelques minutes… et surtout, de prendre le temps de « faire ses devoirs » même s’il n’y a rien d’écrit sur l’agenda. Je le recommande particulièrement aux parents de collégiens qui savent très bien cette rengaine « j’ai rien à faire pour demain ! » et qui découvrent toujours à la dernière minute qu’il y avait un exposé à préparer depuis deux semaines ou une évaluation annoncée il y a un mois…

Accompagnons nos enfants dans cette routine du travail personnel, et profitons surtout de ces jours où « il n’y a rien à faire » pour leur apprendre à s’organiser, à planifier, à réviser, à faire du tri dans leurs affaires, à apprendre à apprendre !

J’espère que cette petite recette vous a plu ! Je mets ma passion pour la pédagogie à votre service, et vous invite à suivre mon blog pour toujours plus de conseils pédagogiques simples et efficaces.

Publié par madeleineetcupoftea/alg

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